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Nicolas Levine – Mars… Et ça repart ! Prendre du poisson pendant les giboulées

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Nicolas Levine – Mars… Et ça repart ! Prendre du poisson pendant les giboulées

S’il est une période compliquée à comprendre et à aborder c’est bien le mois de mars. Plus réellement en hiver, pas encore au printemps, c’est LE mois où il est possible d’être confronté à toute les saisons en une journée.

Ce mois de Mars, célèbre pour ses giboulées, est une vraie période « batarde » de transition pouvant très vite mettre nos nerfs à rude épreuve. Je vais, sans prétention tenter de vous donner ma vision de la situation afin de ne pas tomber dans les pièges de ce mois ingrat…

Jouez les petits bras !

Selon la région dans laquelle vous vivez, la météo sera logiquement différente. Dans ma Normandie natale, Mars signe la fin des longues périodes de grand froid ainsi que le dégel des plans d’eau. Il en résulte une eau particulièrement froide et souvent très claire. Le soleil, certes encore timide mais néanmoins présent va doucement commencer à refaire gagner quelques précieux degrés à la masse d’eau et réanimer petit à petit la vie aquatique. Jusque-là tout va bien, mais il y a un mais. Les dépressions instables nous gratifient depuis toujours des fameuses giboulées. Vent, pluie, grêles ainsi que quelques petites gelées occasionnelles vont venir affoler le thermomètre de même que l’horloge biologique des carpes. La température de l’eau va sans cesse faire le yoyo et les résultats en sont souvent de même.

Il peut alors être difficile de déterminer l’approche ainsi que la technique à mettre en place sans prendre le risque de voir tous nos espoirs balayés par des changement climatique aussi brutales qu’inattendus.

Partant du principe que l’activité alimentaire des carpes ne va pas être à son apogée, il convient de démarrer ses pêches de manières relativement lights. Qui peut le plus peut le moins et c’est souvent bon de se le rappeler. Mais pour être efficace, il faut tout de même réussir à déterminer une ou des zones potentiellement intéressante et susceptible d’être visité par quelques carpes. Dès lors une approche prudente peut être mise en place. Une pêche de traque afin de pêcher poisson par poisson est à mes yeux préférable. Mes amorçages en grande partie réalisé avec des produits soluble et très digeste, alliant attractivité et qualité. Pour cela, les farines font parfaitement le Job. Introduite en petite quantité, elles auront vite fait d’intéresser un poisson décidé à se nourrir.

De plus, étant dans une recherche constante des carpes, je suis certain que je ne laisserais pas des tas d’appât ici et là si je décide de déplacer régulièrement mes montages. Cependant, je prends toujours en compte qu’un pic d’activité peut avoir lieu en seulement quelques heures en fonction de la météo. De ce fait, j’emporte toujours avec moi de quoi enrichir mon amorçage. De la bouillette en petit diamètre et du maïs doux. La faible activité des poissons blancs me permet de proposer de très petits appâts sans prendre trop de risque.

Leurrez ces dames…

Tout comme en hiver, je suis persuadé qu’un appât de couleur vive, flottant et mobile a plus de chance d’être engamé. Bien sûr cela reste une conviction personnelle et il est clair que selon le type d’eau que vous fréquentez le constat sera peut été différent. Je pars du principe que si une carpe est en phase d’alimentation, elle ramassera vos appâts quel qu’il soit (en général), cependant, si cette carpe n’est pas encline à se nourrir mon pop-up saura la faire craquer. D’une part je joue sur le côté visuel, et d’autre part le fait d’avoir une esche qui aura tendance à bouger près du fond au moindre mouvement d’eau aura un impact sur l’instinct d’agressivité et de curiosité du poisson et est susceptible de de Leurrer ces dames. Afin d’amplifier l’attraction de mes pièges, je n’hésite pas à booster ces derniers avec un peu d’alcool, mais surtout avec un spray très attractif et volatile.


De plus, a cette période de l’année, on sait que l’irrégularité de la météo a un impact sur les couches d’eau et c’est en général l’époque ou l’on constate le plus la formation de thermocline qui ne cessera d’évoluer dans la hauteur d’eau. Les carpes elles, chercheront un confort thermique et il sera très fréquent de trouver des poissons décollés de plusieurs mètres du fond, voire même très proche de la surface. C’est alors que le zig-rig peut réellement débloquer la situation. Avec un peu recherche, il est possible de déterminer à quelle hauteur évoluent les carpes et il n’est en général pas difficile d’en piquer quelques-unes. En ce qui concerne l’eschage, rien de compliqué pour ma part. Un tout petit morceau de mousse boosté et basta. Cette technique s’apparente beaucoup à une pêche au carna, car aucun amorçage n’est nécessaire. Il suffit juste de déterminer la bonne couleur du moment et la hauteur à laquelle la faire évoluer…

J’espère que ces quelques lignes vous motiveront à trainer sur les berges en mars. Les conditions changeantes, les poissons encore timides peuvent être décourageant mais les belles pêches sont possibles.

La nature se réveil peu à peu et il est souvent intéressant de profiter d’une journée entre deux giboulées afin de se détendre au bord de l’eau.

Et puis, doucement, nous avançons vers une période plus clémente, avec des températures devenant plus régulière ou le meilleur reste à venir.
Bonne pêche a tous !
Nicolas Levine


Gros merci à Nico d’avoir pris le temps de nous partager un peu de son expérience et on vous souhaite à tous une super traque !!!
Et n’oubliez pas que de toute façon On s’en FISH, on est pas en sucre on ne va pas fondre !

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