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Interview Carpe – Virgil Bayle – le TimeTraveler du team CCMoore France

Interview

Interview Carpe – Virgil Bayle – le TimeTraveler du team CCMoore France

          Encore un français au top ! Découvrir Virgil c’est découvrir un univers à part mêlant voyage, photographie, musique et quête de liberté à la tournée du temps, entre réel et irréel. Découvrons un peu plus Virgil Bayle du team CCMoore France et JAG Products !

Virgil est un mec un peu à part, à le voir on pense tout de suite à un keupon de la pêche de la carpe, son pur style au bord de l’eau mélangeant tatouages et visage dur impose le respect ! Et quand on discute un peu avec lui on s’aperçoit que l’habit ne fait pas le moine. Il est comme vous et moi, un grand passionné de carpe et de tout le lifestyle qui gravite autour. Comme beaucoup il partage sa passion et ses bons conseils avec ceux qui osent lui poser quelques questions. Donc posons quelques questions pêche, photographie, musique et carpe à cet originaire de la vallée du Rhone qu’on croit connaître…

Avant toute chose, commençons par prendre 30 secondes de plaisir en regardant une vidéo de sa série Thirty Seconds

Thirty Seconds #6Thirty Seconds #6

Une nuit a la belle étoile, un matin, un café, une capture…
Puis vient le moment de lui rendre sa liberté.
Merci ma belle….
#Capture #Moment #Details

Publié par Virgil Bayle – Carp Angler sur dimanche 24 avril 2016

Virgil, comme beaucoup de carpistes de la nouvelle génération est un créatif. On le voit à sa manière de partager sa passions sur les médias sociaux : des photos léchées, des scènes folles, un bon gros travail de post prod pour nous faire voyager à chaque partage sur ces pages Facebook, Instagram ou Youtube… Comme dans beaucoup de cas, le travail fini par payer et après un court passage dans une marque allemande il est suivi par CC Moore France et JAG Products pour lesquels il est consultant externe. Son bon style street lui vaut également un partenariat avec Wofte Clothings, une marque anglaise de wear qui déchire tout en ce moment.

Si on revient au moment où je lui ai posé la question de savoir ce qui le faisait trainer ses sneakers au bord de l’eau, voici ce qu’il m’a répondu… Aussi core qu’on le vit quasiment tous quand on va au bord de l’eau, les barrières tombent et on s’aperçoit de la bonhomie du gars :

“Pas mal de choses ! En gros c’est le fait de pouvoir s’affranchir de la réalité, partir à la pêche c’est pour moi partir dans un monde sans notion d’espace et de temps… Un peu comme une Zone d’autonomie temporaire. Se trouver a un instant précis (couché de soleil, saut d’une carpe) et profiter de ces moments égoïstement. Je doit l’avouer, ils me rendent plus fort pour affronter la vie qui n’est pas des plus facile.. Mais bien sûr, quand ces instants sont partagés avec un ami ou deux, ça rend la chose encore plus magique… Et si il y a un poisson a capturer en plus, je suis “refait”

S’affranchir de la réalité, partir à la pêche, c’est pour moi partir dans un monde sans notion d’espace et de temps… Un peu comme une Zone d’autonomie temporaire.
– Virgil Bayle

Forcément, à ce moment précis de lecture, je me suis dit “Ok ! On va essayer d’en apprendre un peu plus sur ce voyageur du temps. Posons quelques questions à Virgil et découvrons ce qui se cache derrière ses lunettes et son bonnet :

Interview nature peinture en 5 questions

On s’en FISH : Salut Virgil ! Micro présentation s’il te plait, pour les pêcheurs français qui ne te connaissent pas encore ..?

Virgil Bayle :  Salut, premièrement merci de l’intérêt que vous me portez, je vous suis depuis quelques mois et j’aime beaucoup votre univers, ça me parle. Donc bravo à vous, c’est cool d’avoir un media comme le vôtre.
Donc je m’appelle Virgil, 34 ans bientôt, je suis originaire et vie dans la vallée du Rhône, où je dois l’avouer, je suis assez chanceux de part la richesse halieutique qui m’entoure. Du grand fleuve comme le Rhône aux plus petites rivières, en passant par de belles gravières ou lacs, oui je confirme je m’estime chanceux.

J’ai aussi une très grande passion pour la photographie et la video mais aussi pour la production musicale et le DJing. J’ai eu l’occasion de beaucoup mixer en France ou de me rendre quelques fois a l’étranger par le passé. MAIS,  j’ai choisi la pêche car elle m’apporte beaucoup plus de stabilité et elle me permet d’allier toutes mes passion… Néanmoins, je continue à produire quelques « tracks » de Drum & Bass, Dubstep, Hip Hop, que ce soit pour moi ou pour d’autre projets videos / films.  J’aime la musique sous toutes ses formes…

Pour le kiff, voici un mix que j’avais produit il y a quelques temps – QUE VOUS POUVEZ TÉLÉCHARGER GRATOS

On s’en FISH : Chez On s’en FISH, on apprécie ton côté new school, un peu à l’inverse du Old Establishment… Aller à la pêche ne signifie pas forcément treilli kaki, maxi biwy et frigo rempli de bière, quelle est ta vision de la pêche en 2016 ? 

Virgil Bayle :  C’est sûr que si tu pêche avec moi, tu vas avoir du mal à trouver une bière fraiche dans mon sac, je suis plutôt rosé, ou blanc (rire). Ma vision de la pêche est assez simpliste en soit : prendre du plaisir ! La recherche des poisson est une chose très interessante, je dirais même la plus importante pour moi. Partir sur un lieux inconnu, chercher puis trouver des carpes, les nourrir pendant des jours puis les capturer est pour moi un vrai challenge et surtout une véritable partie de plaisir, du pur kiff !

Je ne pêche pas des eaux sur-médiatisées. Je peut comprendre et respecter mais ce n’est pas mon trip. Je préfère attraper des poissons de tailles plus modeste mais sains. C’est très important pour moi ! C’est une chose que l’on peut reprocher de nos jours, avec internet et l’explosion des réseaux sociaux, les informations s’échangent très vite. Un poisson record a peine capturé aura très très vite sa photo et toutes les infos qui vont avec dans l’album « Target » de certains.

Quel est l’intérêt d’allez traquer un poisson sur informations précises (spot/profondeur/saison/appâts) ..? Pour moi, la magie n’est pas là ! Au delà des poissons, la pêche me permet de pouvoir m’évader, entrer dans un monde où j’aime me perdre sans regarder ma montre tourner, profiter d’un coucher de soleil, d’un saut de carpe. La seule règle est : il n’y a pas de règle ! c’est ma zone d’autonomie temporaire…

 

On s’en FISH : Virgil, j’avoue que le concept de “Zone d’autonomie temporaire” m’intrigue… Tu peux nous expliquer l’image que te renvoie ce concept ?

Virgil Bayle : C’est une longue histoire ! Ça fait un long moment qu’il m’est familier. Je l’ai vécu. La première fois que j’en ai entendu parler c’était un peut avant 2000, au alentour de mi-1999 lors d’une fête libre (Rave-party).

Le concept a été introduit par un certain « Hakim Bey » qui a écrit un livre sur le sujet. L’idée (très raccourcie car on pourrait y passer des heures) est de créer une zone d’autonomie éphémère , sans règles, sans contraintes, où l’on peut faire ce que l’on veut, être « libre ». Il se dissout pour se reformer ailleurs, dans un nouveau lieu, pour jouir à nouveau de cette espace de liberté ! S’affranchir de toutes les règles imposées par la société et les gouvernements ! Un peut comme le faisaient les pirates où le font les mouvements nomades ! J’ai ce feeling lorsque je suis perdu au milieu de nulle part, pendant plusieurs jours, en autonomie. Seul ou accompagné. Je me sent libre.

On s’en FISH : Les vidéos que tu publie ont toutes un univers très particulier. Des bons gros voyages mystiques. Au final, on t’entend très peu et on en prend surtout plein les yeux… tu peux nous parler un peu du message que tu veux faire passer via ces médias ? 

Virgil Bayle : Je n’ai pas vraiment de message a faire passer. Je veux juste partager une partie de ce que je vis sur les berges. Je dis une partie, seulement, car je garde énormément de rushs (bouts de vidéo) que je ne publie pas, pour protéger des endroits, les protéger de l’invasion et toutes les dérivent qui en découlent …

Je veut juste communiquer des instants, des feeling, et si cela peut faire voyager quelques instants la personne qui appuiera sur « play » alors j’aurais vraiment partagé quelque chose et je trouve ça cool !

On s’en FISH : On a demandé à la communauté de te poser des questions, Maxime t’en as posée une cool ! Tu lui réponds ?
“J’aimerais lui demander ce qu’il pense du monde de la carpe en 2016 : Carp’ business, réseaux sociaux etc etc. Et notamment toutes ses dérives …”

Virgil Bayle :  Salut Maxime, je vais essayer de faire court mais cela ne va pas être facile… Donc pour répondre à ta question, la vision que j’ai du monde de la carpe en général est bonne, pas excellente, pas pitoyable, mais bonne. À mon sens,  il y a toujours trop de dérives dans notre milieu, notamment autour de nos berges. Que ce soit en terme de respect de la nature (détritus entre autre), respect du poisson (qui à mon sens doit être une des priorités), ou le traffic de poissons (qui est encore trop présent malgré l’excellent travail de certaines personnes).

Il y a encore beaucoup à faire pour que nous soyons tous des pêcheurs respectables; mais j’aime rêver y croire. Je suis une personne optimiste, un brin utopique et aime voir le verre à moitié plein plutôt qu’a moitié vide.

Pour ce qui est du « Carp’buisness » je pense que le soleil se lève pour tout le monde, tout le monde a le droit de tenter sa chance en créant son entreprise, de billes, de takle ou autre, même si en France cela devient très compliqué pour les plus petits. Au final, les clients, eux-même, feront le tri et les moins sérieux ne feront pas long feux… Le client n’est pas dupe… Là où j’ai un peu plus de mal, c’est au sujet des très gros groupes prêts à distribuer de la « merde » fabriquée à moindres coûts. Merde qui finira dans les mains de « néopêcheurs » n’ayant pas les moyen de se payer un produit de qualité. Le problème étant quand ces produits peuvent mettre en danger un poisson… Par exemple ces tapis de réceptions de 2mm d’épaisseur vendus pour moins de 10 euro, c’est hallucinant quand on prône un produit « No kill », il va falloir qu’on m’explique.

Pour ce qui est des réseaux sociaux, je pense que c ‘est un très bon outils pour promouvoir une marque, partager ses pêches ou échanger, tout simplement. ils peuvent également être générateurs de frustration, de méchanceté, de jalousie, de polémique et sur ce sujet, on touche souvent le fond ! Je ne m’intéresse que très peu à toutes discussions stériles, lui a fait ci, lui a fait ça.. On frôle souvent le harcèlement moral, il y a de « vraies » personnes derrière leurs ordinateurs, ce n’est pas un jeu, ne l’oublions pas !!!

On s’en FISH : Dernière question Virgil, on aime bien savoir comment se passe l’envers du décor des sponsorings. Tu peux nous raconter un peu ce que tu fais pour tes sponsors et quelle est l’ambiance avec tes collègues ?  

Virgil Bayle : Pour faire simple, Sponsoring = Travail. On a rien sans rien… Le sponsoring est un échange, un partenariat, on reçoit mais il faut savoir donner aussi ! Pour ceux qui rêveraient devenir « Consultant » avec des dotations qui tomberaient du ciel sans rien faire, désolée de casser le mythe mais le Père Noel n’existe pas…

Pour ma part je m’occupe de la gestion de la page Facebook CC Moore France avec mes amis Xavier Cribellier et Brice Fardeau. Je m’occupe aussi du compte Instagram de CC Moore France, je fais de l’infographie, des vidéos, des photos (produits), des animations en salon et portes ouvertes. Je fait de même pour JAG Products avec mon « Xavouné » (rire) (mon amis Xavier Cribellier) ( Gestion Facebook/Photos/Infographie,vidéo) et des milliers d’autres choses, mais je ne vais pas tout vous énumérer.

Ce qui est vraiment cool, également, c’est que j’ai la chance de tester des produits en développement et de partager, de parler pêche et pêcher avec des pêcheurs venants d’Europe entière qui font partie des équipes des teams de mes sponsors. Il y a une autre chose que je fais : c‘est prendre du plaisir avant tout ! Si c ‘est pour être sous pression avec une tonne de travail que je ne pourrais jamais gérer, je n’en vois pas l’intérêt ! J’aime participer, à mon échelle, au développement d’une firme, c’est très intéressant à vivre de l’intérieur. Pour ce qui est de mes collègues, l’ambiance et très bonne. Certains sont devenus des amis et je ne prend pas ce mot à la légère.

Pour faire simple, c‘est une grande classe de joyeux lurons, ça déconne grave, ça branche, mais ça travaille, à la cool quoi…

Découvrez la superbe sortie rivière de Virgil Bayle dans Seeking Freedom

Un bon gros MERCI à Virgil d’avoir répondu à ces quelques questions et d’avoir laissé les carpistes français en apprendre un peu plus et s’inspirer pour leur quotidien ! La France et la pêche de la carpe est un univers en devenir grâce à des mecs comme lui : Casquette l’amigo ! 🙌🏼

Facebook : rejoins-nous sur la page facebook On s’en FISH

⬇︎  et voici quelques liens utiles pour retrouver Virgil sur le web  ⬇︎

Facebook Virgil Bayle      Instagram Virgil Bayle       Youtube Virgil Bayle

on finit en beauté avec quelques autres clichés en provenance de sa banque personnelle d’images et on attend avec grande impatience la fin du mois… TEASINGGGGGG !

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Toutes les photos et vidéos de cet article sont propriété de Virgil Bayle

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